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expatriation

LA VIE D’AUTREFOIS : jeunesse sur l’Isola Maggiore

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Une description quasi anthropologique

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Dans son livre « C’è di mezzo il mare » (« c’est au milieu de la mer« ), l’écrivain Riccardo FINELLI nous livre un carnet de voyage à travers onze petites îles italiennes, dont une seule lacustre, la nôtre, l’Isola Maggiore.

Il ne s’agit aucunement d’un guide touristique, mais d’une plongée dans des microcosmes souvent ignorés ou délaissés, d’une description de rencontres humaines touchantes et si réelles.

Par moment son approche est quasi anthropologique et sa rencontre avec Umberto nous permet d’appréhender quelque peu ce qu’était, il n’y a pas encore si longtemps, la vie d’un jeune sur l’Isola Maggiore.

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Procession des confréries avec les flambeaux (courtoisie d’Umberto CHIAPPAFREDDO)

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Umberto, âgé de 31 ans en 2008, a une véritable passion pour « son » île et en est une des « mémoires vivantes ».

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Extraits traduits du livre

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Umberto appartient, avec deux autres jeunes, à la génération des derniers nés et élevés sur l’île. Fils d’un baby boom inattendu et microscopique qui, à la fin des annnées septante, après plusieurs années sans naissance, déposa quelques garçons sur le seuil des maisons. Depuis lors, plus de naissance sur l’Isola !

S’il n’était pas né entouré par cette gigantesque flaque qu’est le Trasimeno, Umberto aurait certainement été un adepte des goûters et des télé commerciales, comme des millions de jeunes de son âge sur la terre ferme. Mais Umberto, lui, décrit avec fierté avoir vécu un tout autre scénario. »

UMBERTO : « Je crois que peu d’enfants ont eu une enfance aussi heureuse que la mienne. D’abord parce que mes deux parents ont toujours été très présents pour moi: ma mère était une femme au foyer et mon père pêcheur, ce qui signifie qu’à partir de midi, après avoir réparé ses filets, il était presque toujours là, disponible. Aujourd’hui une telle proximité est pratiquement impossible. De plus notre vie était ordonnée autour de moments précis. Maintenant l’existence se passe à courir, et peut-être que pour gagner une minute, on rate sa vie entière « .

Dans ses souvenirs d’enfance, plutôt que le cours de basket-ball ou l’école de musique, trouvent place les messes qu’il servait comme enfant de choeur, les processions des vendredis saints ( « j’ai encore des frissons quand je revois le Christ mort qui sort de l’église du château entouré des hommes de la confrérie agenouillés avec les cierges en main » ), les premières sorties en solitaire sur le bateau du père, le  » elle  »  (Lei) obligatoire donné à l’institutrice de la classe unique de 3 enfants…

 Il n’est pas marié Umberto, mais quand il s’imagine père, il voudrait que son fils puisse vivre ce qu’il a vécu : une île où grandir  » sans beaucoup de lubies dans la tête « .  Mais Umberto sait que ce serait difficile. « Qui supporterait certains inconvénients inévitables ? Et puis le monde qu’un enfant découvrirait sur l’Isola serait vraiment  trop différent du monde qui l’attendra plus tard à l’extérieur« .

(Extrait de « Cè di mezzo il mare » de Riccardo Finelli, Incontri Editrice, 2008)

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Conclusion

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Ce court extrait du chapitre consacré à l’Isola Maggiore par Riccardo Finelli traduit bien la jeunesse particulière qui se vivait encore sur l’île il y a vingt ans, si différente de celle qui se déroulait sur la terme ferme à seulement un kilomètre de distance.

Mais par contre, quelle grande distance en terme de mode de vie!

Et s’il n’y a désormais plus d’enfants sur l’île, la différence des modes de vie persiste et fait de l’île un lieu toujours dédié  à une forme de vie douce et sereine.

Mais hélas, cet extrait révèle aussi le risque majeur d’une lente extinction de la population de l’île.

Ce pourrait être les mémoires d’un retraité et au contraire nous sommes en train de parler d’il y a seulement vingt ans…

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